Approximativement

Création textuelle et graphique, à quatre mains.

vendredi 05 janvier

The Princess Bride - Huit, Lune de miel

Étant donné que la panique était bien en route, Yellin réalisa qu’il n’avait presque aucune chance d’avoir les choses immédiatement sous contrôle. De plus, le géant était terriblement proche maintenant, et le rugissement « pas de survivants » rendait très difficile toute pensée raisonnable, mais heureusement il eut le bon sens d’attraper la seule et unique clef du château et de la cacher sur sa personne.

Heureusement aussi, Westley avait le bon sens de chercher de tels comportements. « Donnez-moi la clef, » dit Westley à Yellin, une fois qu’Inigo eut son épée sur la pomme d’Adam de Yellin.

« Je n’ai pas de clef, répliqua Yellin. Je jure sur la tombe de mes parents ; que l’âme de ma mère grésille pour toujours dans le tourment si je mens.

- Arrache-lui les bras, » dit Westley à Fezzik, qui grésillait lui-même un peu maintenant, parce qu’il y avait une limite au temps pendant lequel un manteau d’holocauste était utile, et il voulait se déshabiller un peu, mais avant de le faire, il avança vers les bras de Yellin.

« Cette clef, vous voulez dire ? »  dit Yellin, et il la lâcha, et après qu’Inigo eut rangé son épée, ils le laissèrent fuir.

« Ouvre la porte, dit Westley à Fezzik.

- J’ai si chaud, dit Fezzik, puis-je enlever cette chose, s’il te plaît ? » et après le hochement de tête de Westley, il arracha le manteau en flammes et le laissa sur le sol, puis il déverrouilla la porte et l’ouvrit assez pour qu’ils puissent passer.

«  Ferme-la et garde la clef, Fezzik, dit Westley. Il doit être 5 h 30 passées maintenant ; encore une demi-heure pour arrêter le mariage.

- Que faisons-nous après avoir gagné ? » dit Fezzik, tournant la clef, forçant la grande porte à se fermer. « Où nous retrouverons-nous ? Je suis le genre de gars qui a besoin d’instructions. »

Avant que Westley puisse répondre, Inigo hurla et sortit son épée. Le comte Rugen et quatre gardes du palais tournaient à un coin et couraient vers eux. Il était alors 5 h 34.

*                                                                   *                                                                     *

Le mariage lui-même ne dura pas plus tard que 5 h 31, et Humperdinck dut utiliser toutes ses capacités de persuasions pour pouvoir en arriver seulement là. Comme les hurlements de l’extérieur dépassaient toutes les frontières de la bienséance, le Prince interrompit l’Archidoyen avec les manières les plus douces et dit : « Sainteté, mon amour étouffe mes capacités à attendre… s’il vous plaît sautez jusqu’à la fin du service. »

Il était alors 5 h 27.

« Humperdinck et Bouton d’Or, dit l’Archidoyen, je suis très vieux et j’ai peu de choses à dire sur le mariage, mais je pense devoir vous les dire en ce jour heureux. » (L’Archidoyen ne pouvait absolument rien entendre, et il était ainsi affaibli depuis ses quatre-vingt-cinq ans ou presque. Le seul véritable changement qui lui était advenu depuis ses années passées était que, pour une quelconque raison, son défaut d’élocution avait empiré. « Bariadge, dit-il. Très bieux. » À moins que vous ne payiez une grande attention à son titre et à ses exploits passés, il était très dur de le prendre au sérieux.)

« Le bariadge… commença l’Archidoyen.

- À nouveau, Sainteté, je vous interromps au nom de l’amour. Je vous en prie, dépêchez-vous aussi vite que vous le pouvez.

- Le bariadge est un rêbe dans un rêbe. »

Bouton d’Or ne faisait que peu attention à ce qui se passait autour d’elle. Westley doit courir le long des couloirs maintenant. Il court toujours si merveilleusement. Même quand ils étaient à la ferme, bien avant qu’elle ne connaisse le fond de son cœur, c’était bon de le voir courir.

Le comte Rugen était la seule autre personne dans la salle, et le tumulte à la porte l’énervait au plus haut point. De l’autre côté de la porte il avait ses quatre meilleurs escrimeurs, pour que personne ne puisse entrer dans la minuscule chapelle, mais, quand même, il y avait beaucoup de gens qui hurlaient là où aurait dû être la brigade de brutes. Les quatre gardes étaient les seuls dans le château, car le Prince n’avait besoin d’aucun spectateur pour les évènements qui allaient bientôt arriver. Si seulement cet idiot d’ecclésiastique voulait hâter un peu les choses. Il était déjà 5 h 29.

« Le rêbe de l’abou enbellové dans le rêbe encore vlus grand du revos étermel. L’étermité est motre abie, soubemez-bous en, et l’abou bous suibra vour toudjours. »

Il était 5 h 30 quand le Prince se leva et s’approcha de l’Archidoyen avec fermeté. « Mari et femme, cria-t-il. Mari et femme. Dites-le !

- Je n’y suis pas encore, répondit l’Archidoyen.

- Vous y êtes juste, répliqua le Prince. Maintenant ! »

Bouton d’Or pouvait voir Westley tournant dans le dernier couloir. Il y avait quatre gardes qui attendaient dehors. À dix secondes par garde, commença-t-elle à compter, mais alors elle s’arrêta, parce que les chiffres avaient toujours été ses ennemis. Elle baissa les yeux vers ses mains. Oh, j’espère qu’il pense toujours que je suis jolie, pensa-t-elle ; ces cauchemars m’ont beaucoup pris.

« Mari et femme, vous êtes marie et femme, dit l’Archidoyen.

- Merci, votre Sainteté, dit le Prince en se tournant vers Rugen. Arrêtez cette agitation ! » commanda-t-il, et avant que ses mots soient finis, le Comte courait vers la porte de la chapelle.

Il était 5 h 31.

*                                                                   *                                                                     *

Cela prit trois minutes entières au Comte et aux gardes pour atteindre la porte, et quand ils furent, le Comte ne pouvait pas le croire… il avait vu Westley être tué, et maintenant il y avait Westley. Et avec un géant et un type basané aux étranges cicatrices. Quelque chose dans les cicatrices jumelles réveilla sa mémoire, mais ce n’était pas le moment des réminiscences. « Tuez-les, dit-il aux escrimeurs, mais épargnez celui de taille moyenne jusqu’à ce que je vous le dise » et les quatre gardes tirèrent leur épée…

…mais trop tard ; trop tard et trop lentement, parce que Fezzik passa devant Westley, Inigo attaqua, la grande épée éblouissante, et les quatre gardes furent morts avant que le premier ait eu assez de temps pour tomber à terre.

Inigo se tint immobile un instant, essoufflé. Puis il fit demi-tour en direction du comte Rugen et exécuta un rapide et magnifique salut. « Bonjour, dit-il. Mon nom est Inigo Montoya. Vous avez tué mon père. Préparez-vous à mourir. »

Et en réponse, le Comte fit une chose véritablement remarquable et inattendue : il se tourna et fuit. Il était alors 5 h 37.

*                                                                   *                                                                     *

Le roi Lotharon et la reine Bella arrivèrent à la chapelle à temps pour voir le comte Rugen menant ses quatre gardes dans une charge le long du corridor.

- Sommes-nous en avance ? dit la reine Bella, alors qu’ils entraient dans la chapelle et trouvaient Bouton d’Or et Humperdinck et l’Archidoyen.

- Il se passe beaucoup de choses, dit le Prince. Tout, à son heure, deviendra parfaitement clair. Mais j’ai peur qu’il y ait une forte possibilité que, en cet instant précis, les Guildériens n’attaquent. J’ai besoin de temps seul dans le jardin pour former mes plans de bataille, alors puis-je prévaloir de vous pour escorter personnellement Bouton d’Or à ma chambre à coucher ? »

Sa requête fut, naturellement, accordée. Le Prince les poussa dehors, et, après un arrêt pour ouvrir un placard et sortir plusieurs paires de bottes qui avaient appartenues à des soldats guildériens, il courut dehors.

Bouton d’Or, pour sa part, marcha très lentement et paisiblement entre le vieux Roi et la Reine. Ça n’était pas la peine de s’inquiéter, pas avec Westley là pour arrêter son mariage et l’emmener pour toujours. La vérité de la situation n’eut pas de véritable effet avant qu’elle ne soit à mi-chemin de la chambre d’Humperdinck.

Il n’y avait pas de Westley.

Pas de doux Westley. Il n’avait pas trouvé bon de venir pour elle.

Elle lâcha un terrible soupir. Pas tant de tristesse que d’adieu. Une fois dans la chambre d’Humperdinck, c’en serait fini. Il avait une splendide collection d’épée et de couteaux.

Elle n’avait jamais sérieusement considéré l’idée du suicide avant. Oh, bien sûr elle y avait pensé ; chaque jeune fille le fait de temps en temps. Mais jamais sérieusement. À sa tranquille surprise, elle trouva que cela allait être la chose la plus facile au monde. Elle atteignit la chambre du Prince, dit bonne nuit à la famille royale, et alla directement vers le mur couvert d’armes. Il était alors 5 h 46.

*                                                                   *                                                                     *

Inigo, à 5 h 37, fut si étonné par la lâcheté du Comte que pendant un moment il ne bougea pas. Puis il le poursuivit et, bien sûr, il fut plus rapide, mais le Comte passa une porte, la claqua et la ferma à clef, et Inigo fut incapable de faire broncher la chose. « Fezzik, appela-t-il désespérément, Fezzik, casse-la. »

Mais Fezzik était avec Westley. C’était son boulot, rester avec Westley et le protéger, et bien qu’ils fussent toujours visibles par Inigo, Fezzik ne pouvait rien faire ; Westley avait déjà commencé à marcher. Lentement. Faiblement. Mais, de sa propre volonté, il marchait.

« Enfonce-là, répliqua Fezzik. Frappe fort avec l’épaule. Elle cédera pour toi. »

Inigo enfonça la porte. Il frappa et frappa de son épaule, mais il était fin, la porte non. « Il m’échappe, dit Inigo.

- Mais Westley est sans défense, lui rappela Fezzik.

- Fezzik, j’ai besoin de toi, hurla Inigo.

- Je reviens dans une minute, » dit Fezzik, parce qu’il y a des choses qu’on fait, peu importe la situation, et quand un ami a besoin d’aide, on l’aide.

Westley hocha la tête, continua de marcher, toujours lentement, toujours faiblement, mais toujours capable de bouger.

« Dépêche-toi, » le pressa Inigo.

Fezzik se dépêcha. Il s’abattit sur la porte fermée ; jeta fort sa masse dessus.

La porte tint.

« S’il te plaît, le pressa Inigo.

- Je vais l’avoir, je vais l’avoir, » promit Fezzik, et il recula de quelques pas cette fois-ci, puis envoya son épaule contre le bois.

La porte céda un peu. Un peu. Mais pas assez.

Fezzik s’en éloigna alors. Avec un rugissement il chargea à travers le couloir et quand il fut proche il quitta le sol du château avec ses deux pieds et la porte se fendit.

« Merci, merci, » dit Inigo, déjà à moitié dans la porte cassée.

« Oui, mais qu’est-ce que je fais maintenant ? appela Fezzik.

- Retourne avec Westley, » répondit Inigo, en plein vol maintenant, et il commença à chercher à travers une série de pièces.

« Stupide, » se punit lui-même Fezzik, et il se tourna et rejoignit Westley. Seulement Westley n’était plus là. Fezzik pouvait sentir la panique apparaître en lui. Il y avait une demi-douzaine de couloirs possibles. « Lequel lequel lequel ? » dit Fezzik, essayant de deviner, essayant pour une fois dans sa vie de faire bien quelque chose. « Tu vas choisir le mauvais, comme je te connais, » dit-il à haute voix, et puis il prit un couloir et commença à courir aussi vite qu’il le pouvait.

Il prit bien le mauvais.

Westley était tout seul maintenant.

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Inigo gagnait du terrain. Il pouvait voir, instant après instant, des flashes du noble en fuite dans la pièce suivante, et quand il arrivait à cet endroit, le Comte était dans la pièce suivante. Mais chaque fois, Inigo gagnait du terrain. À 5 h 40, il pensait qu’il allait, après une chasse de vingt-cinq ans, être seul dans une pièce avec sa vengeance.

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À 5 h 48, Bouton d’Or sentait assez sûrement qu’elle allait mourir. Elle en était à une minute, debout devant les couteaux du Prince. La plus mortelle semblait être la plus usée, le poignard florin. Pointu d’un côté, il entrait facilement, finissant en triangle près de la garde. Pour un saignement plus rapide, disait-on. Ils étaient faits de diverses tailles, et celui du Prince semblait être une des plus grandes, aussi large qu’un poing au niveau de la poignée. Elle le retira du mur, le mit sur son cœur.

« Il y a toujours trop peu de poitrines parfaites dans ce monde, laisse la tienne, » entendit-elle. Et il y avait Westley sur le lit. Il était 5 h 48, et elle savait qu’elle n’allait jamais mourir.

Westley, pour sa part, pensait qu’il avait toujours jusqu’à 6 h 15 pour en finir. C’était, bien sûr, quand l’heure serait passée, seulement il n’avait pas une heure ; juste quarante minutes. Jusqu’à 5 h 55, en fait. Encore sept minutes. Mais, comme on l’a dit, il n’avait aucune chance de le savoir.

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Et Inigo n’avait aucune chance de savoir que le comte Rugen avait un poignard florin. Ni qu’il était un expert de la chose. Cela prit à Inigo jusqu’à 5 h 41 avant qu’il ne puisse vraiment coincer le Comte. Dans une salle de billard.  « Bonjour, allait-il dire. Mon nom est Inigo Montoya ; vous avez tué mon père ; préparez-vous à mourir. » Ce qu’il réussit réellement à dire fut quelque chose comme : « Bonjour, mon nom est Ini… »

Et puis le poignard réarrangea ses entrailles. La force du coup l’envoya chanceler dans un mur. Le flot de sang l’affaiblit si vite qu’il ne put rester sur pied. « Domingo, Domingo, » murmura-t-il, et puis il fut, à quarante-deux minutes passées de cinq, perdu sur ses genoux…

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Bouton d’Or fut désarçonnée par le comportement de Westley. Elle courut vers lui, s’attendant à le rencontrer à mi-chemin dans une folle embrassade. Au lieu de cela, il ne fit que lui sourire et resta où il était, couché sur l’oreiller du Prince, une épée près de son corps.

Bouton d’Or continua son chemin seule et tomba sur son très cher et unique Westley.

« Doucement, dit-il.

- À un moment comme celui-là c’est tout ce que tu penses à dire ? "Doucement" ?

- Doucement, » répéta Westley, pas si doucement cette fois-ci.

Elle s’éloigna. « Es-tu en colère contre moi parce que je me suis mariée ? se demanda-t-elle.

- Tu n’es pas mariée, » dit-il, gentiment. Étrange comment était sa voix. « Pas dans mon Église ni dans aucune autre

- Mais ce vieil homme a bien prononcé…

- On peut devenir veuve. Tous les jours… n’est-ce pas, Votre Majesté ? » Et maintenant sa voix était plus forte alors qu’il s’adressait au Prince, qui entra, des bottes boueuses à la main.

Le prince Humperdinck plongea sur son arme, et une épée étincela dans ses mains épaisses. « À mort, » dit-il en avançant.

Westley secoua doucement la tête. « Non, corrigea-t-il. À la souffrance. »

C’était une phrase étrange, et pendant un instant cela coupa un peu le Prince. De plus, pourquoi ce type était couché là ? Où était le piège ? « Je pense ne pas bien comprendre cela. »

Westley ne bougeait pas mais il souriait encore plus maintenant. « Je serais trop heureux de vous expliquer. » Il était 5 h 50 maintenant. Encore vingt-cinq minutes en sûreté. (Il y en avait cinq. Il ne le savait pas. Comment aurait-il pu le savoir ?)  Lentement, prudemment, il commença à parler…

*                                                                   *                                                                     *

Inigo parlait aussi. Il était toujours 5 h 42 quand il murmura : « Je suis… désolé… Père… »

Le comte Rugen entendit les mots mais rien ne fit réellement connexion jusqu’à ce qu’il voie l’épée toujours dans la main d’Inigo. « Tu es ce petit morveux d’Espagnol à qui j’ai donné une leçon, » dit-il, s’approchant, examinant les cicatrices. « C’est simplement incroyable. M’as-tu recherché toutes ces années seulement pour échouer maintenant ? Je pense que c’est la pire chose que j’ai jamais entendue ; comme c’est merveilleux. »

Inigo ne pouvait rien dire. Le sang jaillissait de son ventre.

Le comte Rugen tira son épée.

« … désolé, Père… Je suis désolé… »

« Je ne veux pas de tes "désolé" ! Mon nom est Domingo Montoya et je suis mort pour cette épée et tu peux garder tes "désolé". Si tu devais échouer, pourquoi n’es-tu pas mort il y a des années et ne m’as-tu pas laissé reposer en paix ? » Et puis MacPherson était après lui aussi… « Les Espagnols ! Je n’aurais jamais dû essayer d’enseigner un Espagnol ; ils sont stupides, ils oublient, que fait-on avec une blessure ? Combien de fois t’ai-je enseigné – que fait-on avec une blessure ? »

« Couvre-la… » dit Inigo, et il retira le couteau de son corps et fourra son poing gauche dans l’hémorragie.

Les yeux d’Inigo se fixèrent de nouveau, pas bien, pas parfaitement, mais assez pour voir la lame du Comte comme elle approchait de son cœur, et Inigo ne pouvait pas faire grand chose de cette attaque, il la para vaguement, poussa la pointe de la lame dans son épaule gauche où elle ne pouvait pas faire de mal insurmontable.

Le comte Rugen fut un peu surpris que sa pointe soit détournée, mais il n’y avait pas de mal à percer l’épaule d’un homme sans défense. On n’était pas pressé quand on le tenait.

MacPherson hurlait de nouveau… « Les Espagnols ! Donnez-moi un Polaque quand vous voulez ; au moins les Polaques se souviennent d’utiliser un mur quand ils en ont un ; seuls les Espagnols oublieraient de se servir d’un mur… »

Lentement, centimètre par centimètre, Inigo força son corps à remonter contre le mur, utilisant ses jambes seulement pour pousser, laissant le mur supporter tout ce qui était nécessaire.

Le comte Rugen frappa encore, mais pour un certain nombre de raisons, très probablement parce qu’il ne s’était pas attendu au geste de l’autre homme, il rata le cœur et dut être content de mener sa lame dans le bras gauche de l’Espagnol.

Inigo ne s’en fit pas. Il ne le sentit même pas. Son bras droit était là où se portait son intérêt, et il sera le pommeau et il y avait de la force dans sa main, assez pour donner un petit coup à l’ennemi, et le comte Rugen ne s’était pas attendu à ça non plus, alors il laissa échapper un petit cri involontaire et recula pour réévaluer la situation.

La force coulait du cœur d’Inigo dans son épaule droite et de son épaule à ses doigts et puis dans la grande épée à six doigts et il poussa le mur, avec un murmure : « … bonjour… mon nom est… Inigo Montoya ; vous avez tué… mon père ; préparez-vous à mourir. »

Et ils croisèrent leurs épées.

Le Comte se lança pour une mort rapide, la Bonetti inversée.

Impossible.

« Bonjour… mon nom est Inigo Montoya ; vous avez tué mon père… préparez-vous à mourir… »

À nouveau ils croisèrent le fer, et le Comte fit une défense Morozzo, parce que le sang coulait toujours.

Inigo enfonça son poing plus profondément en lui. « Bonjour, mon nom est Inigo Montoya ; vous avez tué mon père, préparez-vous à mourir. »

Le Comte fit retraite autour de la table de billard.

Inigo glissa dans son propre sang.

Le Comte continua de faire retraite, attendant, attendant.

« Bonjour, mon nom est Inigo Montoya ; vous avez tué mon père ; préparez-vous à mourir. » Il enterra son poing et il ne voulait pas penser à ce qu’il touchait et poussait et tenait en place mais pour la première fois il se sentit capable d’essayer un geste, alors l’épée à six doigts étincela…

… et il y avait une coupure le long de la joue du comte Rugen…

… un autre éclair…

… une autre coupure, parallèle, saignante…

« Bonjour, mon nom est Inigo Montoya ; vous avez tué mon père ; préparez-vous à mourir. »

« Arrêtez de dire ça ! » Le Comte commençait à faire l’expérience d’une perte de nerfs.

Inigo avança vers l’épaule gauche du Comte, comme le Comte avait blessé la sienne. Puis il alla vers le bras gauche du Comte, au même endroit où le Comte l’avait percé. « Bonjour. » Plus fort maintenant. « Bonjour ! Bonjour, mon nom est Inigo Montoya ; vous avez tué mon père ; préparez-vous à mourir.

- Non…

- Offrez-moi de l’argent…

- Tout, dit le Comte.

- Du pouvoir aussi. Promettez-moi ça.

- Tout ce que j’ai et plus. Je vous en prie.

- Offrez-moi tout ce que je demande.

- Oui. Oui. Demandez.

- Je veux Domingo Montoya, fils de pute, » et l’épée à six doigts frappa encore.

Le Comte hurla.

« C’était juste à gauche de votre cœur. » Inigo frappa encore.

Un autre hurlement.

« C’était sous votre cœur. Pouvez-vous deviner ce que je fais ?

- Découpez mon cœur.

- Vous avez pris le mien quand j’avais dix ans ; je veux le vôtre maintenant. Nous aimons la justice, vous et moi – qu’est-ce qui pourrait être plus juste que ça ? »

Le Comte hurla une dernière fois et puis s’écroula, mort de peur.

Inigo le regarda. Le visage glacé du Comte était pétrifié et cendreux et du sang coulait toujours des coupures parallèles. Ses yeux saillaient, pleins d’horreur et de souffrance. C’était splendide. Si vous aimez ce genre de choses.

Inigo adorait.

Il était 5 h 50 quand il tituba hors de la pièce, allant il ne savait où ni pour combien de temps, mais espérant seulement que celui qui l’avait guidé jusque là ne l’abandonnerait pas maintenant…

*                                                                   *                                                                     *

« Je vais vous dire quelque chose une fois et puis cela dépendra de vous si vous mourez ou pas, » dit Westley, agréablement étendu sur le lit. De l’autre côté de la pièce, le Prince tenait haut son épée. « Ce que je vais vous dire c’est ceci : lâchez votre épée, et si vous le faîtes, alors je partirai avec ce bagage là – il regarda Bouton d’Or – et vous serez attaché mais pas fermement, et vous serez bientôt libre de faire vos affaires. Et si vous choisissez de vous battre, eh bien, nous ne partirons pas tous les deux vivants.

- Je pense pouvoir respirer encore longtemps, dit le Prince. Je pense que vous bluffez… vous avez été prisonnier pendant des mois et je vous ai moi-même tué il y a moins de vingt-quatre heures, alors je doute qu’il vous reste beaucoup de force dans le bras.

- Possible, accorda Westley, et quand le moment viendra, souvenez-vous de ceci : je pourrais bluffer en effet. Je pourrais, en fait, être étendu ici parce que je n’ai pas la force d’être debout. Tout ceci, pesez-le avec attention.

- Vous êtes en vie maintenant seulement parce que vous avez dit "à la souffrance". Je veux que vous m’expliquiez cette phrase.

- Ce sera un plaisir. » Il était alors 5 h 52. Encore trois minutes. Il pensait en avoir dix-huit. Il prit une longue pause, puis commença à parler. « Certainement, vous avez dû deviner que je ne suis pas n’importe quel marin. Je suis, en fait, Robert lui-même.

- Je suis, en fait, absolument pas surpris ni intimidé.

- À la souffrance signifie ceci : si nous combattons en duel et que vous gagnez, la mort pour moi. Si nous combattons en duel et que je gagne, la vie pour vous. Mais la vie selon mes conditions.

- Ce qui signifie ? » Tout ceci pouvait toujours être un piège. Son corps était prêt.

« Il y a ceux qui vous accordent le mérite d’un talent de chasseur, bien que je trouve cela douteux. »

Le Prince sourit. Ce type le cherchait. Pourquoi ?

« Et si vous chassez bien, alors certainement, quand vous avez poursuivi votre dame, vous devez avoir commencé aux Falaises de la Démence. Un duel a eu lieu là-bas et si vous avez remarqué les mouvements et les coups, vous devez savoir que c’étaient des maîtres qui se sont battus. Et c’était le cas. Souvenez-vous de ceci : j’ai gagné le duel. Et je suis un pirate. Nous avons nos trucs à nous à l’épée. »

Il était 5 h 53. « Je ne suis pas un débutant à l’épée.

- La première chose que vous perdrez sera vos pieds, dit Westley. Le gauche, puis le droit. Sous la cheville. Vous aurez des moignons utilisables dans six mois. Puis vos mains, au poignet. Elles cicatrisent un peu plus vites. Cinq mois est une bonne moyenne. » Et maintenant Westley commençait à être conscient de changements étranges dans son corps et il commença à parler plus vite, plus vite et plus fort. « Ensuite votre nez. Plus de parfum du matin pour vous. Suivi par votre langue. Profondément coupée. Même pas un moignon de reste. Et puis votre œil gauche…

- Et puis mon œil droit et puis mes oreilles, et pouvons-nous passer à la suite ? » dit le Prince. Il était 5 h 54.

« Faux ! » La voix de Westley retentit dans la pièce. « Vos oreilles vous les garderez, pour que vous chérissiez chaque hurlement de chaque enfant voyant votre hideur – chaque bébé qui pleurera de peur à votre approche, chaque femme qui criera "Mon Dieu, qu’elle est cette chose ?" résonnera pour toujours dans vos oreilles parfaites. C’est ce que "à la souffrance" signifie. Cela signifie que je vous laisse vivre dans l’angoisse, dans l’humiliation, dans une misère monstrueuse jusqu’à ce que vous ne puissiez plus le supporter ; voilà vous comprenez, porc, là vous savez, espèce de misérable vomit, et je le dis maintenant, et vivez ou mourrez, c’est vous qui voyez : lâchez votre épée ! »

L’épée s’écrasa au sol.

Il était 5 h 55.

Les yeux de Westley se révulsèrent et son corps se plia et tomba à moitié du lit et le Prince le vit et se baissa, attrapa son épée, se leva, commença à la lever, quand Westley cria : « Maintenant, vous allez souffrir : à la souffrance ! » Ses yeux étaient ouverts à nouveau.

Ouverts et étincelants.

« Je suis désolé ; je ne le voulais pas, non ; écoutez, » et le Prince lâcha son épée une seconde fois.

« Attache-le, dit Westley à Bouton d’Or. Dépêche-toi… utilise les cordons des rideaux ; ça semble suffisant pour le tenir…

- Tu le ferais tellement mieux que moi, répliqua Bouton d’Or. Je vais prendre les cordons, mais je pense vraiment que tu devrais le faire toi-même.

- Femme, rugit Westley, tu es la propriété de Robert le Redoutable Pirate et fais… ce… qu’on… te… dit ! »

Bouton d’Or attrapa les cordons et fit ce qu’elle put pour attacher son mari.

Humperdinck resta couché pendant ce temps. Il semblait étrangement heureux. « Je n’avais pas peur de vous, dit-il à Westley. J’ai lâché mon épée parce que ça sera un plaisir plus grand encore de vous pourchasser.

- Vous pensez ça, hein ? Je doute que vous nous trouviez.

- Je conquerrai Guilder et puis je vous chercherai. Le coin où vous y attendrai le moins, quand vous le tournerez, vous m’y trouverez vous attendant.

- Je suis le Roi de la mer… Je vous attends avec plaisir. » Il appela Bouton d’Or. « Il est attaché maintenant ?

- Plus ou moins. »

Il eut un mouvement à porte et puis Inigo fut là. Bouton d’Or cria à la vue du sang. Inigo l’ignora, regarda autour de lui. « Où est Fezzik ?

- Il n’est pas avec toi ? » dit Westley.

Inigo se tint un instant contre le mur le plus proche, retrouvant de la force. Puis il dit : « Aidez-le à se lever » à Bouton d’Or.

« Westley ? répliqua Bouton d’Or. Pourquoi a-t-il besoin de moi pour l’aider à se lever ?

- Parce qu’il n’a pas de force, maintenant, faites ce qu’on vous dit, » dit Inigo, et alors soudainement sur le sol, le Prince commença à se battre avec les cordons et il était attaché, et bien attaché, mais la force et la colère était toutes les deux de son côté.

« Vous bluffiez ; j’avais raison dès le début, » dit Humperdinck, et Inigo dit : « Ce n’était pas très intelligent de ma part de laisser échapper ça, je suis désolé, » et Westley dit : « As-tu enfin gagné ton combat ? » et Inigo dit : « Oui, » et Westley dit : « Essayons de trouver un endroit pour nous défendre ; au moins, peut-être pouvons-nous rester ensemble, » et Bouton d’Or dit : « Je vais t’aider, mon pauvre chéri, » et Fezzik dit : « Oh, Inigo, j’ai besoin de toi, s’il te plaît, Inigo ; je suis perdu et pitoyable et effrayé et j’ai juste besoin de voir un visage amical. »

Ils avancèrent lentement vers la fenêtre.

Fezzik errait perdu et dépité dans le jardin du Prince, menant les quatre gigantesques blancs.

« Ici, chuchota Inigo

- Trois visages amicaux, » dit Fezzik, sautant à pieds joints, ce qu’il faisait toujours quand les choses allaient mieux. « Oh, Inigo, j’ai tout raté et je me suis perdu et quand je suis tombé sur les étables et que j’ai trouvé ses jolis chevaux j’ai pensé que quatre il y en avait et que quatre nous étions aussi, si nous trouvions la dame – bonjour, madame – et j’ai pensé : pourquoi ne pas les emmener avec moi au cas où nous tomberions tous les uns sur les autres. » Il s’arrêta un moment, réfléchissant. « Et je pense que c’est le cas. »

Inigo était terriblement excité. « Fezzik, tu as pensé par toi-même, » dit-il.

Fezzik réfléchit à ça un moment aussi. « Tu veux dire que tu n’es pas fâché contre moi de m’être perdu ?

- Si seulement nous avions une échelle… commença Bouton d’Or.

- Oh, vous n’avez pas besoin d’échelle pour descendre ici, dit Fezzik ; ça ne fait que six mètres, je vous attraperai, seulement faites-le un à la fois, s’il vous plaît ; il n’y a pas assez de lumière, alors si vous venez tous en même temps je pourrai en manquer un. »

Alors pendant qu’Humperdinck se débattait, ils sautèrent, un à la fois, et Fezzik les attrapa gentiment et les mit sur les blancs, et il avait toujours la clef alors ils purent sortir par la porte principale, et en dehors du fait que Yellin avait regroupé la brigade de brutes, ils seraient sortis sans aucun problème. Ainsi, quand Fezzik ouvrit la porte, ils ne virent que des brutes armées en formation, Yellin à leur tête. Et aucun ne souriait.

Westley secoua la tête. « Je suis à court d’idées.

- C’est un jeu d’enfant, » dit, de toutes les personnes, Bouton d’Or, et elle mena le groupe vers Yellin. « Le Comte est mort ; le Prince est en grand danger. Dépêchez-vous et vous pourrez peut-être le sauver. Tous. Allez. »

Aucune brute ne bougea.

« Ils m’obéissent, dit Yellin. Et je suis en charge des exécutions, et…

- Et moi, dit Bouton d’or. Moi, » répéta-t-elle, se levant sur sa selle, une créature d’une beauté infinie et des yeux qui commençaient à devenir effrayants, « moi, dit-elle pour la troisième fois, je suis

                                                                    la

                                                                                Reeeeeeeeeeeeine. »

On ne pouvait pas douter de sa sincérité. Ni de son pouvoir. Ni de sa capacité à se venger. Elle regarda impérieusement la brigade de brutes.

« Sauvons Humperdinck, » dit une brute, et cela dit ils se ruèrent tous dans le château.

« Sauvons Humperdinck, » dit Yellin, resté seul, mais clairement le cœur n’y était pas.

« En fait, c’était un peu un bobard, dit Bouton d’Or comme ils commençaient à courir vers la liberté, vu que Lotharon n’est pas officiellement retiré, mais j’ai pensé que "Je suis la Reine" sonnait mieux que "Je suis la Princesse".

- Tout ce que je peux dire c’est que je suis impressionné, » lui dit Westley.

Bouton d’Or haussa les épaules. « J’ai été à l’école de la royauté depuis trois ans maintenant ; il fallait bien que quelque chose en ressorte. » Elle regarda Westley. « Tu vas bien ? J’étais inquiète pour toi tout à l’heure sur le lit. Tes yeux se sont révulsés et tout.

- Je suppose que je mourais à nouveau, alors j’ai demandé au Maître des Affections permanentes la force pour vivre la journée. Clairement, la réponse fut affirmative.

- Je ne savais pas qu’il y avait un tel Type, dit Bouton d’Or.

- Mon non plus, en vérité, mais s’Il n’existait pas, je ne l’aurait pas voulu non plus. »

Les quatre grands chevaux semblaient presque voler vers le détroit de Florin.

« Il me semble que nous sommes condamnés, alors, » dit Bouton d’Or.

Westley la regarda. « Condamnés, madame ?

- À être ensemble. Jusqu’à ce que l’un de nous meure.

- J’ai déjà fait, et je n’ai pas la moindre intention de le faire de nouveau, » dit Westley.

Bouton d’Or le regarda. « Est-ce que nous ne sommes pas un peu obligé un jour ?

- Pas si nous promettons de nous survivre l’un à l’autre, et je fais cette promesse maintenant. »

Bouton d’Or le regarda. « Oh mon Westley, moi aussi. »

*                                                                   *                                                                     *

« Et ils vécurent heureux pour toujours, dit mon père.

- Euh, » dis-je.

Il me regarda. « Ça ne te plaît pas ?

- Non, non, c’est juste que c’est arrivé si vite, la fin, ça m’a surpris. Je pensais qu’il y en aurait un peu plus, c’est tout. Je veux dire, est-ce que le bateau pirate attendait ou était-ce juste une rumeur comme il le disait ?

- Plains-toi à M. Morgenstern. "Et ils vécurent heureux pour toujours," c’est comme ça que ça finit. »

La vérité  c’est que mon père mentait. J’ai passé toute ma vie à penser que ça finissait ainsi, jusqu’à ce que je fasse cet abrègement. Puis j’ai jeté un coup d’œil à la dernière page. Voici comment Morgenstern a fini.

*                                                                   *                                                                     *

Bouton d’Or le regarda. « Oh mon Westley, moi aussi. »

Soudainement de derrière eux, plus proche qu’ils ne l’imaginaient, ils purent entendre le rugissement d’Humperdinck : « Arrêtez-les ! Coupez-leur la route ! » Il est vrai qu’ils furent étonnés, mais il n’y avait pas de raison de s’inquiéter : ils étaient sur les chevaux les plus rapides du royaumes, et ils avaient toujours de l’avance.

Cependant, c’était avant que la plaie d’Inigo ne se rouvre ; et que Westley ne fasse une rechute ; et que Fezzik ne prenne le mauvais chemin ; et que le cheval de Bouton d’Or ne perde un fer. Et la nuit derrière eux était remplie du bruit croissant de la poursuite…

*                                                                   *                                                                     *

C’est la fin de Morgenstern, un effet genre The Lady, or the Tiger ?[1] (c’était avant The Lady, or the Tiger ?, rappelez-vous). Maintenant, c’était un satiriste, alors il l’a laissé ainsi, et mon père était, je suppose que je l’ai réalisé trop tard, un romantique, alors il l’a fini autrement.

Eh bien, je suis un abrégeur, alors j’ai le droit d’avoir quelques idées à moi. Y sont-ils arrivés ? Le bateau pirate était-il là ? Vous pouvez y répondre vous-même, mais, pour ma part, je dis oui, il y était. Et oui, ils ont réussi à fuir. Et ils ont retrouvé leur force et eurent beaucoup d’aventures et plus que leur part de rire.

Mais ça ne veut pas dire non plus que je pense qu’ils ont une fin heureuse. Parce que, à mon avis en tout cas, ils se disputèrent beaucoup, et Bouton d’Or perdit finalement sa beauté, et un jour Fezzik perdit un combat et quelque jeune as toucha Inigo avec une épée et Westley ne fut jamais capable de dormir profondément parce qu’Humperdinck était peut-être sur leurs traces.

Je n’essaie pas de rendre ça plus agréable, comprenez-moi bien. Je veux dire, je pense vraiment que l’amour est la meilleure chose du monde, en dehors des bonbons contre la toux. Mais je dois aussi dire, pour la ixième fois, que la vie n’est pas juste. Elle est seulement plus juste que la mort, c’est tout.

New York

Février 1973


[1]  The Lady, or the Tiger ? est une nouvelle de Frank R. Stockton qui fut très célèbre de son temps. L’histoire raconte comment un jeune homme fut condamné pour être amoureux de la fille d’un roi et pour en être aimé en retour. Le châtiment consistait à choisir entre deux portes, l’une cachant un tigre qui le dévorera et l’autre une demoiselle d’honneur qu’il devra épouser. Le jeune homme regarde la princesse qui sait, elle, ce qu’il y a derrière les portes. La jeune fille est face à un dilemme. Soit elle laisse son bien-aimé se faire dévorer, soit elle le laisse vivre avec une autre. La princesse finit par désigner une porte au jeune homme qui suit son conseil et l’ouvre… L’histoire s’arrête là et le lecteur ne sait pas qu’elle porte a été ouverte finalement. La phrase The Lady, or the Tiger ? est passée dans le langage anglais courant comme l’expression d’un problème irrésoluble. Cela ressemble un peu à notre dilemme cornélien, où le sentiment et le devoir s’opposent dans le choix à prendre.

Posté par Melie à 16:13 - The Princess Bride - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    C'est le moment

    Et maintenant... Maintenant, faîtes-vous plaisir et regardez le film.
    Vous comprendrez mieux la suite...

    Posté par Mélie, vendredi 05 janvier à 16:25

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